lun. Mai 20th, 2019

Docteur Fanta Sangho : « Nous considérons le genre comme une condition de développement, je pense que c’est important de l’intégrer dans l’enseignement supérieur… »

Le Département d’enseignement et de recherche en Santé Publique (DERSP) de la Faculté de Médecine et d’Odonto-Stomatologie (FMOS) a tenu, ce mercredi 13 mars 2019 dans ses locaux, sa journée de sensibilisation et de formation sur le Genre.

L’ouverture des travaux a été présidée par le Chef du Département d’Enseignement et de recherche, Pr. Hamadoun SANGHO, en présence de madame Lucie kester, Représentant l’équipe de Kit Amsterdam, Pays Bas, ainsi que les membres du corps professoral.

A l’issue des travaux, le point focal genre dans le cadre du projet Niche, pour l’appui à la santé de la Reproduction, Dr. Fanta Sangho a souligné la nécessité de prendre en compte l’aspect genre dans l’enseignement supérieur. « Nous considérons le genre comme une condition de développement, je pense que c’est important de l’intégrer dans l’enseignement supérieur, spécifiquement dans l’enseignement au niveau du DER de santé publique ».

« Confier aux femmes, les questions spécifiques sensibles au genre »

Pour la maitre-assistante au DER de Santé Publique, spécialité santé communautaire, un effectif timide de femmes au sein du corps enseignant, n’encourage pas toutes les questions relatives au genre. « Maintenant, on commence à avoir un nombre considérable, sinon avant, il n’y avait qu’une seule femme parmi les personnes-enseignant. », indique-t-elle.

L’objet de cette formation, c’est de développer les lunettes du genre, pour que les gens soient sensibles au genre. « Que le corps enseignant tienne compte du genre pas seulement au niveau des modules relatifs à la santé de la reproduction ou de la nutrition, mais au niveau de tous les modules enseignés et des différentes options au niveau du DERSP. »

Pour finir, Dr Sangho a lancé un appel aux décideurs politiques de notre pays ; « quand bien même qu’il y a eu des efforts par rapport au texte, beaucoup reste à faire, car il faut un engagement contenu ». « Que nos autorités fassent en sorte que les filles soient outillées pour continuer le cursus universitaire et, qu’au niveau de l’enseignement supérieur, qu’elles soient encouragées… », a -t-elle lancé.

Il est important que les questions spécifiques sensibles au genre soient confiées aux femmes, afin qu’elles puissent les traiter. Cela contribuera, non seulement à leur épanouissement, mais aussi à la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche, a-t-elle conclu.   

Ibrahima DIA, Cellule COM/FMOS

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