« Changement climatique, santé et éthique au Mali »: un atelier international de renforcement des capacités dans le cadre du programme R25 Éthique RETP USA-Mali lancé
Ce lundi 16 février 2026, alors qu’alors que l’harmattan enveloppe la capitale malienne dans une brume épaisse, la Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie (FMOS) est devenue le centre névralgique de la résilience climatique, avec l’ouverture des travaux d’un atelier crucial de renforcement de capacités sur le triangle Climat-Santé-Éthique. Organisé par le Laboratoire de Santé Publique de l’USTTB en collaboration avec le Centre Universitaire de recherche clinique (UCRC) et le Département d’enseignement et de la Recherche en Santé Publique (DERSP), cet atelier réunis une cinquantaine de participants composés des personnels de santé, chercheurs, environnementalistes et étudiants.
« Au nom de la Faculté de médecine et d’odontostomatologie, nous exprimons toute notre gratitude aux organisateurs, aux chercheurs, nos collègues, le professeur Peter Winch, le professeur Paul Ndebele et le professeur Dolo pour avoir initié cette formation que je dirais plutôt d’échange sur le changement climatique et la santé, mais aussi les aspects des recherches éthiques liées aux conditions de changement climatique. », a déclaré Pr Seydou DOUMBIA, Doyen Honoraire de la FMOS à l’ouverture des travaux. Il ajoute que cet atelier répond bien sûr à un intérêt de de l’université-USTTB-dont l’une des responsabilités des est de mener des recherches au bénéfice de nos populations, afin de répondre à des questions des recherches pour orienter les politiques de santé.
Cet atelier qui constitue un carrefour stratégique entre l’excellence scientifique et l’action publique, a pour ambition de transformer les données de recherche en outils d’aide à la décision, afin de forger des politiques de résilience face aux vagues de chaleur.
« Je ressens le poids de la responsabilité qui nous réunit en parlant de changement climatique, de santé et d’éthique. Nous sommes ici parce que quelque chose a changé, bien sûr, même ce matin par exemple c’est un exemple concret. », a indiqué Pr Housseini DOLO, Investigateur Principal (PI), Directeur du LSP de l’USTTB. Il a ensuite rappelé la période de canicule de 2024 où le thermomètre a dépassé à certains endroits plus de 48 degrés Celsius, notamment à Kayes, et plus de 43-45 degrés à Bamako.
« Au même moment, nous avons vécu l’angoisse des coupures d’électricité, ce qui rendait nos ventilateurs inutiles et nos nuits insupportables. En tant qu’épidémiologiste, j’ai vu les chiffres, l’augmentation de la morbidité, les décès silencieux, mais au-delà des statistiques. », a-t-il déploré, en lançant un appel : « Chers collègues, face à une telle crise, la science nous dit ce qui se passe, mais c’est l’éthique qui doit nous dire ce qu’il est juste de faire. Quand l’énergie manque, qui est priorisé ? Comment protéger les plus vulnérables quand les ressources sont limitées ? ».
Soutenu par l’organisation Mondiale de la santé et les prestigieuses universités américaine Johns Hopkins et George Washington, cette activité s’inscrit dans le cadre d’une collaboration avec le programme R25 Éthique Etats-Unis Mali. Après deux jours de formation intense, l’atelier sera clôturé le jeudi 19 février 2026, lors d’une journée de restitution. Ce sera le moment de vérité où les scientifiques présenteront leurs solutions aux décideurs maliens pour faire face aux « tueurs silencieux » que sont la poussière et la chaleur extrême.
USTTB/UCRC/DERSP Communication office




























